Autocollant ou numérique : comment fonctionnent vraiment les vignettes en Europe
Certains pays utilisent encore un autocollant, d'autres non — et aucun ne reconnaît celui du voisin.
Il n'existe pas de système de vignette unique en Europe — chaque pays gère le sien et ils ne communiquent pas entre eux. L'Autriche et la Suisse utilisent encore l'ancien modèle : une vignette autocollante achetée en kiosque ou en ligne et apposée sur le pare-brise, contrôlée à vue au bord de la route. La Hongrie, la Slovaquie, la Slovénie et la Bulgarie sont passées à des systèmes entièrement électroniques, où la vignette est liée à votre plaque et vérifiée automatiquement par des caméras — rien à afficher, rien à décoller ensuite. La Roumanie se situe tout à fait à part et applique sa propre rovinieta, qui n'est pas une vignette au sens strict.

Une règle vaut partout : aucun de ces pays ne reconnaît le titre d'un autre. Passer de la Slovénie à l'Autriche, ou de la Hongrie à la Roumanie, suppose d'en acheter une nouvelle pour la destination suivante, quel que soit ce que vous détenez pour le pays que vous quittez. Sur un trajet qui franchit plusieurs frontières, cela fait plusieurs achats distincts, et non un seul couvrant l'ensemble de l'itinéraire.
Savoir quel système utilise un pays change surtout le délai d'anticipation nécessaire. Une vignette autocollante s'achète parfois juste à la frontière. Une vignette électronique doit en général être active avant que vous ne vous engagiez sur la route à péage : la laisser pour la dernière minute est plus risqué.